
Communication santé pour l’AP-HP : programme et trombinoscope
Mission : concevoir les supports imprimés d’un événement médical
Programme de conférence et trombinoscope de l’équipe ORL
Certains projets tombent au bon moment et vous font grandir d’un coup. La communication santé pour l’événement du Service ORL de l’Hôpital Robert-Debré (AP-HP) fait clairement partie de ceux-là.
Découvre comment j’ai conçu, en 7 jours, les deux supports imprimés d’une conférence médicale parisienne (programme et trombinoscope) dans un secteur où chaque détail compte.
Projet réalisé pour l’agence LineUp (Gap), qui m’a missionnée pour prendre en main la conception graphique de l’ensemble.
Le défi : une communication santé rigoureuse, livrée en 7 jours
Le contexte du projet
Le Service ORL de l’Hôpital Robert-Debré organisait sa conférence annuelle pour ses partenaires médicaux. Deux supports imprimés étaient nécessaires : le programme de la journée avec toutes les interventions et intervenants, et un trombinoscope présentant l’ensemble des équipes du service.
Ce projet m’est arrivé via l’agence LineUp, basée à Gap, avec qui je collabore ponctuellement. Adrien, qui dirige LineUp, avait besoin d’un renfort créatif pour tenir un délai serré et m’a confié la conception graphique complète. La cliente finale, responsable événementielle, avait fourni tous les textes. Il fallait tout mettre en forme, tout habiller, tout finaliser pour l’impression.
Le brief est arrivé le 13 septembre. La livraison était fixée au 20 septembre. Pour un événement le 22.
Trois défis à relever en même temps
7 jours pour concevoir deux supports professionnels, allers-retours et validations compris. Dans la communication santé, on ne bâcle pas. Chaque support engage l’image de l’institution qui le diffuse. Ce genre de délai exige de trancher vite, de proposer juste, et de livrer des fichiers prêts à imprimer sans allers-retours inutiles.
Une coquille sur un nom de médecin, une erreur sur un mail professionnel, un intitulé mal orthographié : dans la santé, ça ne pardonne pas. J’ai mis en place un vrai processus de relecture croisée, avec une vigilance particulière sur chaque nom, chaque titre, chaque adresse mail. Zéro coquille au final.
Un programme médical doit d’abord être lisible. Les intervenants doivent scanner les horaires en 3 secondes, repérer leur créneau, identifier les sujets traités. Mais il doit aussi être esthétique, à la hauteur de l’institution qu’il représente. C’est cet équilibre qui fait toute la difficulté d’un projet de communication santé.

Étape 1 : Construire l’univers visuel de zéro
Le service ORL n’avait pas de charte graphique événementielle. J’ai tout construit à partir d’une page blanche.
J’ai choisi un bleu profond, franc, qui évoque immédiatement l’univers médical — celui des blouses, des logos hospitaliers, de la confiance. Je l’ai associé à un vert doux en accent, qui apporte de la respiration et rompt avec le côté trop institutionnel qu’un bleu seul aurait donné.
Pour éviter les grands aplats plats et donner de la texture aux supports, j’ai conçu une trame de points verts très discrète en fond de page. Elle ajoute une couche visuelle sans jamais gêner la lecture. C’est le genre de détail qui distingue un support pro d’un document Word amélioré.
Une typo sans-serif claire, avec plusieurs niveaux de hiérarchie bien différenciés : titres marqués, sous-titres en couleur, corps de texte propre. Objectif : que l’œil trouve immédiatement l’info qu’il cherche, même en survolant le document.
Étape 2 : Le programme de la journée
Le programme devait faire tenir sur une seule page recto un enchaînement dense d’interventions : de 8h30 à 16h, avec pauses et déjeuner, chaque créneau associé à un sujet et un ou plusieurs intervenants.
J’ai organisé la page en deux colonnes : les horaires à gauche, ancrés visuellement par des puces bleues, et les interventions à droite avec les intervenants distingués en italique bleu. La journée se lit en un balayage vertical, du matin au soir.
En pied de page, les logos AP-HP, Hôpitaux de Paris et le sponsor Amplifon, alignés proprement pour rappeler le cadre institutionnel du projet.

Étape 3 : Le trombinoscope de l’équipe ORL

Le trombinoscope était le support le plus complexe. Il fallait présenter plus de 30 personnes réparties en 8 pôles différents (chirurgie, vestibulométrie, secrétariat, orthophonistes, psychologue, assistante sociale, régleurs, équipe soignante), avec pour chacun : photo, prénom, nom, fonction et coordonnées.
Le risque était réel : tomber dans le tableau Excel imprimé.
J’ai organisé la page en blocs encadrés par pôle, avec des titres bleus qui structurent la lecture. Les photos rondes humanisent l’ensemble et cassent la rigidité des grilles. Chaque bloc respire, chaque équipe est identifiable en un coup d’œil.
Le résultat : un document dense en informations mais qui reste chaleureux, à l’image d’un service hospitalier où l’humain compte.



